{"id":4707,"date":"2019-01-01T22:05:56","date_gmt":"2019-01-01T22:05:56","guid":{"rendered":"https:\/\/larche.ca\/fr\/?post_type=news&#038;p=4707"},"modified":"2024-02-15T23:32:31","modified_gmt":"2024-02-15T23:32:31","slug":"inclusion-begins-with-me","status":"publish","type":"news","link":"https:\/\/larche.ca\/fr\/nvlles\/inclusion-begins-with-me\/","title":{"rendered":"L\u2019inclusion commence avec soi-m\u00eame"},"content":{"rendered":"<h3 class=\"margin-teaser light-border-bottom\">Une conf\u00e9rence sur l\u2019inclusion organis\u00e9e par L\u2019Arche Agap\u00e8 a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion d\u2019approfondir la r\u00e9flexion et de reconna\u00eetre que \u00able changement se fera en brisant les barri\u00e8res et en sensibilisant les gens\u00bb.<\/h3>\n<p class=\"margin-teaser light-border-bottom\"><img decoding=\"async\" style=\"font-size: 16px;\" src=\"http:\/\/www.larche.ca:8080\/documents\/20143\/653116\/04-03-inclusion-850px.jpg\/f50d0cb9-9ea0-9843-42bd-583179d6168a?t=1554262909396\" alt=\"\" \/><em style=\"font-size: 16px;\">Par Thalie Beaumont avec Jean Dansereau<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4709\" src=\"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/04-03-inclusion-850px-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/04-03-inclusion-850px-300x200.jpg 300w, https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/04-03-inclusion-850px-768x512.jpg 768w, https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/04-03-inclusion-850px.jpg 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p class=\"margin-teaser light-border-bottom\">Pour souligner la Journ\u00e9e mondiale de la trisomie 21 et la Semaine qu\u00e9b\u00e9coise de la d\u00e9ficience intellectuelle, L\u2019Arche Agap\u00e8 a organis\u00e9, le 21 mars dernier, une conf\u00e9rence sur l\u2019inclusion \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec en Outaouais. La soir\u00e9e comprenait des \u00e9pisodes de la s\u00e9rie de vid\u00e9os r\u00e9alis\u00e9e par Manu Allard,\u00a0<a href=\"https:\/\/monamigil.blog\/\" target=\"\" rel=\"noopener\"><em>Mon ami Gil<\/em><\/a>. Il \u00e9tait important d\u2019\u00e9couter cet homme qui vit avec le syndrome de Down, qui utilise peu de mots mais qui \u2013 \u00e0 travers ses actions et son don d\u2019aider les gens \u2013 t\u00e9moigne de l\u2019appartenance et de l\u2019inclusion.<\/p>\n<div class=\"page-body\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-4710 aligncenter\" src=\"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/Gil-400px-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/Gil-400px-300x300.jpg 300w, https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/Gil-400px-150x150.jpg 150w, https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/Gil-400px.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Dans un segment, son ami Jean Dansereau raconte\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019ai rencontr\u00e9 Gil lors d\u2019un souper dans son propre foyer. Et c\u2019est int\u00e9ressant parce qu\u2019au niveau professionnel j\u2019accompagnais un des membres de ce foyer-l\u00e0\u2026 qui avait un peu plus de difficult\u00e9 au niveau de son fonctionnement quotidien et de la gestion de ses \u00e9motions. Ce qui m\u2019a frapp\u00e9, c\u2019est la tendresse que Gil pouvait avoir vis-\u00e0-vis de ces personnes-l\u00e0. La tendresse qu\u2019il pouvait avoir vis-\u00e0-vis moi aussi, alors qu\u2019il me connaissait tr\u00e8s peu, mais il y avait un tel accueil, une telle mani\u00e8re d\u2019accueillir l\u2019autre\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<h4>Parler d\u2019inclusion<\/h4>\n<p>Les conf\u00e9renciers ont explor\u00e9 diff\u00e9rentes facettes de l\u2019inclusion tout en r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 la construction d\u2019environnements inclusifs. Ce fut une conf\u00e9rence fort enrichissante gr\u00e2ce \u00e0 sa diversit\u00e9 de points de vue et l\u2019important v\u00e9cu derri\u00e8re ses intervenants, messieurs Yves S\u00e9guin, Directeur g\u00e9n\u00e9ral du CIPTO et Jean Dansereau de L\u2019Arche Canada.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4708\" src=\"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/04-02-Agape-conference-850px-300x168.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"168\" srcset=\"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/04-02-Agape-conference-850px-300x168.jpg 300w, https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/04-02-Agape-conference-850px-768x431.jpg 768w, https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2024\/01\/04-02-Agape-conference-850px.jpg 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p><em>De gauche \u00e0 droite : Nancy Lamothe, Jean Dansereau, Manu Allard et Yves S\u00e9guin.<\/em><\/p>\n<p>Plusieurs ont \u00e9t\u00e9 surpris du choix des 2 conf\u00e9renciers. Ils \u00e9taient en effet tr\u00e8s diff\u00e9rents et n\u2019ont pas n\u00e9cessairement la m\u00eame vision de l\u2019inclusion. Yves S\u00e9guin, qui travaille avec des gens ayant des probl\u00e8mes de consommation, s\u2019est dit tr\u00e8s \u00e9tonn\u00e9 de monter sur sc\u00e8ne dans le cadre d\u2019une conf\u00e9rence pour la journ\u00e9e internationale de la Trisomie 21. \u00ab\u00a0Quand j\u2019ai re\u00e7u cette invitation, je me suis demand\u00e9 qu\u2019est-ce que j\u2019allais aller faire l\u00e0\u2026\u00a0\u00bb. \u00c0 la surprise de tous, son point de vue compl\u00e9tait tr\u00e8s bien les interventions de Jean Dansereau.<\/p>\n<p>Yves, qui a pr\u00e9sent\u00e9 en premier, a parl\u00e9 du processus d\u2019exclusion et de marginalisation qui est le r\u00e9sultat de nos pr\u00e9jug\u00e9s et de notre peur de la diff\u00e9rence. Il a soulign\u00e9 qu\u2019il incombait aux pouvoirs publics d\u2019\u00e9tablir un cadre r\u00e9glementaire plus ouvert et plus propice \u00e0 la participation des groupes minoritaires. Il a donn\u00e9 comme exemple les politiques pr\u00e9conisant le d\u00e9veloppement de quartiers inclusifs avec une vari\u00e9t\u00e9 de logements, plut\u00f4t que la tendance actuelle de d\u00e9veloppement de logements uniformes qui facilite la s\u00e9gr\u00e9gation.<\/p>\n<p>Jean a mis davantage l\u2019accent sur l\u2019importance d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 qui valorise la contribution des gens en marge comme moteur du changement. Il a parl\u00e9 du besoin pour chacun de se sentir partie prenante et d\u2019\u00eatre reconnu. Il a soulign\u00e9 l\u2019importance non seulement d\u2019aider les personnes vuln\u00e9rables \u00e0 s\u2019exprimer et \u00e0 s\u2019\u00e9panouir, mais aussi de leur donner de r\u00e9elles possibilit\u00e9s de contribuer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle elles vivent. Il a invit\u00e9 le public \u00e0 briser les m\u00e9canismes de l\u2019isolement social dans leur vie quotidienne, par des gestes simples qui pourraient commencer par apprendre \u00e0 conna\u00eetre nos voisins. Il a dit qu\u2019une soci\u00e9t\u00e9 v\u00e9ritablement inclusive exige un changement pour chacun en d\u00e9couvrant la richesse de la diversit\u00e9.<\/p>\n<p>Tous deux ont parl\u00e9 de l\u2019importance de l\u2019\u00e9coute, de la cr\u00e9ation de lieux de rencontre, Yves insistant davantage sur le besoin d\u2019accompagnement et de soutien, Jean sur la relation de mutualit\u00e9 et sur la connaissance de l\u2019autre.<\/p>\n<p>On a le droit de r\u00eaver et de penser que l\u2019inclusion est possible. Cependant, le changement doit venir de ceux qui ont le pouvoir de le r\u00e9aliser. Ces personnes, afin d\u2019y arriver, doivent s\u2019impliquer dans les processus de r\u00e9flexion et de prise de d\u00e9cision. En attendant que nos villes regorgent de quartiers inclusifs, il est important d\u2019aller \u00e0 la rencontre des gens que l\u2019on veut aider.<\/p>\n<h2>L\u2019inclusion commence par l\u2019appartenance<\/h2>\n<p>Durant cette soir\u00e9e, il \u00e9tait possible d\u2019aller \u00e0 la rencontre des membres de L\u2019Arche Agap\u00e8. Ils avaient tous quelque chose \u00e0 contribuer, que ce soit un c\u00e2lin, une anecdote, un compliment ou un sourire. L\u2019Arche nous invite \u00e0 la transformation par des relations d\u2019amiti\u00e9 avec des gens qui ont une d\u00e9ficience intellectuelle. Elle nous invite \u00e0 aller plus loin et cherche \u00e0 vivre une unit\u00e9 et non une uniformit\u00e9.<\/p>\n<p>Nancy Lamothe, responsable de la communaut\u00e9 de L\u2019Arche Agap\u00e8, relate dans\u00a0<em>Mon ami Gil<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019Arche pour moi, c\u2019est vraiment la mutualit\u00e9. C\u2019est la relation, que je dirais plus dans mes mots, la relation entre les personnes de tout niveau, de tout style, qui ont une d\u00e9ficience, qui n\u2019ont pas de d\u00e9ficience\u2026 O\u00f9 on va vraiment tenter d\u2019\u00eatre \u00e0 un m\u00eame niveau. O\u00f9 on va partager ensemble nos dons, nos d\u00e9fis, puis on va s\u2019accompagner mutuellement dans ce qu\u2019on va travailler ensemble.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Hollee Card, alors responsable nationale de L\u2019Arche Canada, a dit\u00a0: \u00ab\u00a0Mais en r\u00e9alit\u00e9, la fa\u00e7on dont on fait les choses [\u00e0 L\u2019Arche], ce n\u2019est pas de faire \u2018pour\u2019 une personne qui a un handicap, mais c\u2019est vraiment de faire \u2018avec\u2019 cette personne. Et en faisant \u2018avec\u2019, on d\u00e9veloppe une relation. Et cette relation transforme la personne ayant une d\u00e9ficience intellectuelle, mais aussi transforme chaque personne avec qui cette personne est en lien.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le changement pourra se faire en brisant les barri\u00e8res et en sensibilisant les gens. C\u2019est ce que L\u2019Arche Agap\u00e8 fait avec succ\u00e8s. Jean Dansereau l\u2019a lui-m\u00eame dit\u00a0: \u00ab\u00a0Une soci\u00e9t\u00e9 inclusive pourra exister quand chacun y aura sa place et que chacun pourra y apporter sa contribution\u00a0\u00bb.<\/p>\n<hr \/>\n<p>Thalie Beaumont est \u00e9tudiante en communications sociales \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Saint-Paul d\u2019Ottawa. Dipl\u00f4m\u00e9e en arts, lettres et communications (option m\u00e9dias) du c\u00e9gep de l\u2019Outaouais, elle se passionne pour l\u2019\u00e9criture. Dynamique, Thalie est toujours ouverte \u00e0 s\u2019impliquer dans de nouveaux projets.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"featured_media":0,"parent":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_links_to":"","_links_to_target":""},"news_tag":[16],"class_list":["post-4707","news","type-news","status-publish","format-standard","hentry","news_tag-articles"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/news\/4707","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/news"}],"about":[{"href":"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/news"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4707"}],"wp:term":[{"taxonomy":"news_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/larche.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/news_tag?post=4707"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}